Les débuts de Carlos Alberto PARREIRA, le nouveau coach brésilien de 64 ans des Bafana Bafana ont été pour le moins mouvementés.
Dès le premier jour de son entrée en fonction en janvier, il n'a pas pu travailler, à cause de coupures de courant dans les vieux locaux de la SAFA, la Fédération Sud-Africaine de Football près de Soweto où étaient alors situés ses bureaux. Depuis la SAFA a rejoint son nouvel immeuble de 11 millions de dollars près du Soccer City Stadium qui abritera le match d'ouverture et la finale de la Coupe du Monde de 2010. Les délégués de la FIFA et le comité d'organisation y ont également leur guartier général.
PARREIRA a signé avec la SAFA un contrat de 4 ans, pour un salaire mensuel de 252 000 dollas US, comme l'a reconnu le patron de la SAFA, Raymond HACK. Seulement, les débuts de l'ancien entraîneur de l'équipe du Brésil et de son compatriote et assistant Jairo LEAL ont commencé de façon rocambolesque: entrés en Afrique du Sud avec des visas de touristes, ils ont pris les Bafana Bafana en main alors qu'ils n'avaient pas encore obtenu leur permis de travail, et ont donc travaillé comme clandestins pendant quelques jours, en violation des réglementations très strictes en la matière dans ce pays. Le porte-parole de la SAFA, Marion SANYANE a expliqué que cette situation résulte du retard avec lequel les documents des techniciens brésiliens sont arrivés du Brésil. Conformément aux lois sud-africaines, tout étranger doit obtenir un permis de travail avant d'occuper un emploi, quelle qu'en soit la nature. Tout travailleur clandestin est passible d'une amende de 28 000 dollars US, son employeur étant également passible d'une amende.
PARREIRA et LEAL, qui viennent d'obtenir leur permis de travail, ont cependant bénéficié d'un traitement de faveur exceptionnel. C'est que, a expliqué à BBC Sports MANTSHELE TAU, le porte-parole du ministère sud-africain de l'Intérieur, que son ministère et la SAFA ont coopéré étroitement pour accélérer la délivrance du permis de travail aux deux Brésiliens, "dans l'intérêt d'une meilleure préparation de la Coupe du Monde de 2010." Cependant, très à cheval sur le respect de la loi sur l'immigration, le ministère de l'Intérieur va, pour le principe, infliger une amende dont le montant symbolique tournera autour de 20 000 Rand (monnaie sud-africaine, soit environ 2 750 dollars), a précisé MANTSHELE TAU.
16/02/2007 |